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Baby-boomers : le casse du siècle

16 Jul

[…]Un peu comme si, une nuit, toute une génération s’était levée, avait enfilé ses pantoufles et était allée faire les poches de ses enfants. Une image, bien sûr. Mais le butin, lui, est bien réel. […]

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Nous sommes en 1974. Le budget de l’Etat est en excédent. Personne ne le sait, mais c’est la dernière fois. Plus jamais les gouvernements successifs ne feront l’effort de ne pas dépenser plus que ce qui se trouve dans la caisse. A quoi bon, d’ailleurs ? D’autres paieront. L’insouciance s’installe. Le confort du déficit. En 1981, la jeunesse croit qu’elle arrive au pouvoir. En fait, la catastrophe se précise : les dépenses publiques explosent. La dette de l’Etat est multipliée par cinq en vingt-cinq ans. Car, si la gauche a montré le chemin, les gouvernements de droite, Chirac, Balladur, Juppé, Raffarin, Villepin, ont pris le pli…

« Il faut bien reconnaître que la génération de mes parents, qui avait hérité d’une France désolée par la guerre, nous a remis les clés d’un pays prospère et faiblement endetté, alors que nous, les baby-boomers qui avons été gâtés, avons laissé à nos enfants une montagne de dettes »,

Alors, coupables, les baby-boomers ? Oui, selon Carrez :
« C’est le problème des gouvernements depuis 1981, mais aussi de toute une génération qui a voulu vivre au-dessus de ses moyens. »

tout système mutualiste ne doit pas s’endetter, surtout pour assurer de simples dépenses de fonctionnement. Lorsqu’il y a un déficit, soit on augmente les cotisations, soit on baisse les prestations. Un principe de bon sens qui a volé en éclats ! A trois reprises, l’Etat, sous les gouvernements Juppé, Jospin et Raffarin, au lieu de choisir l’une de ces options, a choisi – non sans lâcheté – de transmettre les découverts de la Sécu à la Cades, c’est-à-dire aux générations futures.
En France, 19 % des moins de 25 ans sont au chômage. Dans la zone euro, seule la Grèce fait pire. Et pour ceux qui travaillent, c’est bien souvent sous forme de stage, CDD ou intérim. Julie, à 26 ans, enchaîne les stages, malgré un DEA de droit.
« Même avec des pistons, je suis obligée de postuler pour des stages et non des embauches, alors que j’ai bac + 5 »,
constate-t-elle. Julie s’énerve même un peu :
« Tout cela est écoeurant, quand je vois ma mère qui n’a jamais fait d’études et qui a toujours eu du boulot, et même un poste de cadre ! »
Reste l’exil, de plus en plus massif.
« Il y a une rupture de loyauté,
soutient Jacques Attali.
Les baby-boomers ont été déloyaux envers leurs enfants en leur laissant la dette et un environnement dégradé, et les enfants leur sont déloyaux en partant pour l’étranger bien que leurs parents aient payé leurs études. »
Un jeu perdant-perdant. Si les jeunes les plus qualifiés partent, ce sera autant de recettes perdues pour l’Etat.
« Il ne faut pas se faire d’illusions,
assure Arnaud Guerreiro.
Si un jour l’Etat manque d’argent, il ira le chercher là où il est. C’est-à-dire dans la poche de la génération 68. »
C’est là l’éternel problème des cambrioleurs : le risque de se faire rattraper existe toujours. Même des années plus tardRead more at www.lepoint.fr
 

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Posted by on July 16, 2010 in 1

 

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